Visage féminin aux yeux bleu-vert surgissant de grandes feuilles — paint over sur base 3D, artlequin

On parle d'IA.
On modélise en 3D.
On anime à la main.
Ça ne s'exclut pas.

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On parle d'IA. On modélise en 3D.
On anime à la main. Ça ne s'exclut pas.

Parce qu'on fait de la pédagogie autour de l'IA générative ne signifie pas qu'on a rangé les wireframes, les pinceaux et la table lumineuse. Ce pipeline coûte plus cher. On va vous le dire franchement. Et on aime ça pareil.

On fait beaucoup de pédagogie autour de l'intelligence artificielle chez artlequin. On explique les outils, on déconstruit les mythes, on montre comment intégrer l'IA dans un processus créatif sans perdre la vision. C'est une partie réelle de ce qu'on est.

Mais ce serait une erreur de croire que ça s'arrête là.

La 3D comme base, pas comme finalité

Pour ce projet interne, on est partis d'une modélisation 3D d'un visage entouré de grandes feuilles. Le résultat brut est visible ici : un mesh propre, une géométrie solide pour le visage, des feuilles fonctionnelles mais franchement imparfaites sur le plan esthétique.

Modélisation 3D en wireframe d'un visage féminin entouré de feuilles — base technique pour paint over, artlequin
Rendu wireframe : la base 3D avant le paint over. Les feuilles, intentionnellement imparfaites.

Et c'est correct. Ce n'était pas le but d'avoir des feuilles parfaites en 3D. Le but était d'avoir une base solide pour faire ce qu'on voulait vraiment faire ensuite.

Le paint over : quand la main reprend le dessus

Un paint over, c'est exactement ce que ça dit : on peint par-dessus. On reprend le rendu 3D et on le retravaille manuellement, couche par couche, jusqu'à ce qu'il ressemble à une illustration. Dans ce cas-ci, le résultat est le visage que vous voyez en tête d'article : des taches de rousseur, des yeux bleu-vert, de la lumière filtrée à travers les feuilles. La 3D disparaît derrière la main.

C'est voulu.

Paint over sur base 3D — visage féminin aux yeux bleu-vert surgissant de grandes feuilles, artlequin
Le résultat du paint over : la 3D disparaît derrière la main.

L'animation traditionnelle : image par image

Ensuite, on a animé. Pas avec un simulateur de physique, pas avec un outil procédural. Image par image. La tête bouge légèrement, les feuilles suivent. C'est subtil, c'est organique, et c'est infiniment plus long à produire qu'une simulation automatisée.

C'est aussi infiniment plus expressif.

Animation traditionnelle : la tête et les feuilles, animées image par image.

Le coût, assumé

Ce genre de pipeline coûte plus cher. Beaucoup plus cher. La modélisation 3D, le paint over, l'animation traditionnelle : ce sont trois métiers distincts, trois phases qui demandent chacune du temps et de l'expertise. On ne va pas prétendre le contraire.

Mais si tu arrives chez artlequin avec ce genre de projet, on va être honnêtes avec toi : on va adorer ça.

La boîte à outils est plus grande qu'on le pense

L'IA est un outil qu'on maîtrise et qu'on enseigne. Le reste de la boîte à outils existe aussi. Et parfois, le bon projet mérite qu'on sorte les pinceaux, les wireframes et la table lumineuse en même temps.

Ce n'est pas une contradiction. C'est simplement ce qu'on appelle un pipeline créatif bien choisi.

Le rendu 3D comme livrable en soi

Et si le paint over ne fait pas partie du projet ? La base 3D reste une option à part entière. Un rendu propre, éclairé, finalisé, peut très bien être le livrable final. Moins de temps, moins de coût, résultat différent mais tout aussi valide selon le contexte et les objectifs du client.

Rendu 3D finalisé d'un visage féminin entouré de feuilles — alternative au paint over, artlequin
Le rendu 3D seul : une alternative valide selon les besoins du projet.

Ce n'est pas une contradiction. C'est simplement ce qu'on appelle un pipeline créatif bien choisi.

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