Tout le monde est expert en IA générative. Sauf ceux qui l'utilisent vraiment.

Tout le monde est expert en IA générative. Sauf ceux qui l'utilisent vraiment.

On vous propose des articles d'opinions ↓

Tout le monde est expert en IA générative. Sauf ceux qui l'utilisent vraiment.

Avec les outils d'IA générative d'images, il est aujourd'hui très facile de se positionner comme expert, même sans réelle connaissance en art, en design, ni culture associée. C'est précisément là que réside le vrai problème : le marasme intellectuel qui brouille les pistes pour tout le monde.

Les IAs génératives d'images sont rarement vues comme de véritables outils de création pratique. On les associe souvent à un générateur d'images rapide, consommable, qui fait des erreurs, ce que certains appellent le « générateur pizza » : livraison rapide, qualité variable, sans âme. Dans les médias et sur les réseaux sociaux, les critiques pleuvent : « Ah oui, ça vient de Midjourney, ça se voit. » « Il y a toujours des erreurs : doigts difformes, perspectives erronées. » Avec le temps, beaucoup d'utilisateurs abandonnent l'outil, frustrés ou apeurés.

Ce positionnement critique est souvent tenu par des personnes qui n'ont jamais vraiment utilisé ces outils en production. Et c'est là que le marasme commence. Dans une société où la notoriété prime sur l'expertise, on met en avant des figures médiatiques plutôt que des praticiens qui manipulent ces outils au quotidien depuis des années. Le résultat : le débat public sur l'IA générative d'images est largement dominé par des gens qui en parlent sans vraiment la connaître.

Bien utiliser des outils créatifs requiert une culture de l'image, une expertise dans la création visuelle, et l'acceptation d'un apprentissage important. Les résultats peuvent être obtenus rapidement, oui, mais c'est parce que le processus qui sous-tend cette rapidité a pris des années à se perfectionner. Ce n'est pas l'outil qui est rapide. C'est la main qui le tient qui est formée.

Beaucoup de détracteurs dénoncent l'IA générative sans jamais l'avoir vraiment comprise ni utilisée. Leur critique repose sur des exemples isolés, souvent produits par des débutants, ou sur des peurs théoriques amplifiées par des médias en quête de clic. Ce n'est pas une analyse, c'est une réaction émotionnelle habillée en opinion d'expert.

Ce qui nous préoccupe profondément, c'est que ce marasme nuit à tout le monde. Il nuit aux artistes qui utilisent ces outils sérieusement et qui voient leur travail réduit à une blague. Il nuit aux entreprises qui prennent des décisions basées sur des informations erronées. Et il nuit au débat public, qui aurait besoin de voix expertes pour naviguer des enjeux réels (éthiques, économiques, culturels) avec nuance.

C'est l'une des raisons pour lesquelles nous partageons notre recherche et notre expertise. Pas pour convaincre tout le monde d'adopter l'IA. Mais pour offrir une perspective construite sur cinq ans de pratique quotidienne, d'expérimentation, d'erreurs et de résultats, plutôt que sur la peur de ce qu'on ne comprend pas. Cette perspective se traduit concrètement dans notre façon de travailler, que nous décrivons dans notre article sur l'IA et la direction créative chez artlequin.

Partager : LinkedIn

Perspectives artlequin

Recevoir les prochains articles

Nos derniers articles. Pas de spam.
Désabonnement en 1 clic.

Ces réflexions résonnent avec votre projet ?

Expliquez-nous votre défi.


On vous propose une piste concrète en 30 minutes.